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Historique de la collaboration CMRE - KCBE

 

La Chapelle Musicale Reine Elisabeth

suivi de

l’Historique de la collaboration

Chapelle Musicale Reine Elisabeth - Kiwanis Club Bruxelles-Europe

à l’intention des membres

Certains d’entre nous côtoient la Chapelle depuis le début de la collaboration de notre club avec cette institution, en 1985. D’autres, principalement les membres récents, sont moins au courant de l’histoire de ce rapprochement.

En guise d’information ou de rappel, je crois donc utile de retracer brièvement cette histoire et tout d’abord celle de la Chapelle, depuis sa création. Pour cette dernière, j’ai largement puisé dans l’ouvrage « La Chapelle Musicale Reine Elisabeth » de Michel Stockhem, édité en 1993 chez Duculot et préfacé par le Recteur d’alors, Jacques Leduc. Je dispose d’un exemplaire de cet excellent ouvrage bien illustré.

La Chapelle Musicale Reine Elisabeth

Les préliminaires

Les convergences d’idées de la Reine Elisabeth et du violoniste Eugène Ysaÿe concernant l’enseignement musical en Belgique mènent à la création, en 1928, du « Comité d’Edition et de Propagande pour l’Art Musical Belge (CEPAMB)» destiné à venir en aide aux compositeurs belges. Un musicien belge, Charles Houdret, jeune homme dynamique et entreprenant y apporte son concours enthousiaste. Un nom à retenir.

Dès 1929 le CEPAMB laisse la place à la Fondation Musicale Reine Elisabeth, fondation d’utilité publique dont le but est de « favoriser le développement de la musique nationale et d’aider les musiciens belges ». Houdret en restera seul maître à bord dès mai 1931.

Il sera l’initiateur du premier concours Ysaÿe pour violon, en 1937, concours qui connut un succès fracassant. La Fondation sortait grandie de cette initiative. Mais l’école belge avait sombré.

Un concours Ysaÿe pour piano fut organisé en 1938. Comme en 1937 les Russes sont présents en force. Un concours pour direction d’orchestre suivit.

La concrétisation

La déroute belge donne l’idée d’organiser une formation complémentaire aux conservatoires, à l’abri de tout souci financier. Le projet de création de la Chapelle fut lancé pendant l’hiver 1937-1938. C’est ici qu’intervient la famille de Launoit : le baron Paul de Launoit, banquier liégeois, va financer à lui seul le projet. Le bâtiment de la Chapelle sera édifié sur une parcelle de la propriété qui lui appartenait à Argenteuil.

La Chapelle Musicale de la Reine Elisabeth sera inaugurée le 11 juillet 1939, en présence de l’élite du monde musical. Elle est destinée à recevoir huit élèves qui en sortiront après trois ans d’études avec le titre d’agrégé de la Chapelle de la Reine. Le bâtiment art-déco de l’architecte Yvan Renchon qui l’accueille comporte alors huit studios. Il a été fait appel à des techniques d’avant-garde pour l’isolation acoustique.

Plus tard, en 1953-1954, les besoins apparus aux premiers Concours Reine Elisabeth susciteront la construction d’une annexe. Il faut pouvoir accueillir les 12 lauréats.

Une rénovation complète du bâtiment eut lieu en 1987-1989, grâce aux contributions de mécènes privés, dont le Kiwanis Club Bruxelles-Europe.

La Chapelle en activité

L’année 1939-1940 est celle du début de l’activité de la Chapelle. Des problèmes surgissent assez rapidement. Une certaine animosité se fait sentir de la part des conservatoires. Il y a des problèmes financiers : la cassette de la Reine et – surtout – le portefeuille du baron de Launoit auront à s’ouvrir régulièrement.

Les cours se déroulaient néanmoins de manière régulière

L’ « Orchestre de Chambre de la Chapelle Musicale de la Reine Elisabeth » est créé fin 1939. Il allait prendre une place énorme dans les manifestations artistiques de Bruxelles en guerre. Arrive mai 1940. La Chapelle est brièvement occupée par les Allemands : elle est transformée en club-house et salle de jeux pour officiers. Mais après avoir été acceptée comme « Hochschule » sa jouissance est rendue à la Fondation royale. Désormais, le territoire de la Chapelle est interdit à l’armée et à la police allemandes.

Suit une période pénible. Les conditions matérielles sont difficiles. L’occupant impose ses conditions pour la poursuite des activités. L’Orchestre est soumis à la censure. Le climat de la Chapelle souffre de tensions externes et internes. Un conflit surgit pendant les examens qui ont lieu en 1943 : il conduit à révoquer Charles Houdret de son poste de directeur de la Chapelle. Parmi d’autres mauvaises surprises on découvre que Houdret s’est rendu coupable 

d’une d’escroquerie aux dépens de la fondation Reine Elisabeth pour un montant de 12 millions de francs (300.000 euros). Il fut condamné à 5 ans de prison.

Jusqu’à la fin de la guerre la léthargie fut totale. En 1946 il fut décidé que les élèves de la session 1940-43, inachevée, pourraient se prévaloir du titre d’agrégé de la Chapelle Musicale de la Reine Elisabeth.

Si l’on songea alors à une réouverture, le projet fut abandonné. Les événements de 1944 étaient encore trop proches. Pendant la question royale la Chapelle demeura silencieuse. Il fallut attendre la création du Concours Musical International Reine Elisabeth de Belgique en 1950 pour qu’elle reçoive une nouvelle impulsion. Mais pas de Belges en finale !

Grâce à la construction de l’annexe, quatorze studios étaient désormais à disposition.

En vue d’une participation au Concours Reine Elisabeth de violon en 1955, sept candidats belges furent accueillis à Argenteuil pour un stage de préparation. Il y eu deux lauréats parmi eux.

L’année suivante vit sept nouveaux stagiaires se préparer pour le concours de piano de 1955.

Le renouveau

La résurrection de la Chapelle fut décidée peu après. A sa tête, le baron de Launoit, entre-temps fait comte par le Roi.

La session du renouveau est lancée, celle de 1956-1959. Elle compte sept élèves, dont un non-belge (USA). L’internat restait obligatoire, les week-ends compris.

Jean-Claude Vanden Eynden, élève de la session 1962-1965, est lauréat du Concours Reine Elisabeth 1964. Il a 17 ans. C’est la reine Elisabeth qui lui remet son diplôme de lauréat à la Chapelle, où ont lieu les remises de prix.

La session de 1965-1968 est celle de mai 68 : un petit vent de contestation souffle parmi les étudiants.

En suite au décès de la reine Elisabeth en 1965, l’asbl « la Chapelle Musicale de la Reine Elisabeth », née en 1943, est dissoute le 13 juin 1966 et remplacée par « la Chapelle Musicale Reine Elisabeth ». Le comte de Launoit sera désormais épaulé par ses trois enfants au conseil d’administration.

Les remises des prix du Concours Reine Elisabeth à toujours lieu à la Chapelle, en présence de la reine Fabiola.

En 1968, l’institution accueille 13 pensionnaires - c’est ainsi que les élèves étaient désignés jusqu’en 2004 - dont la violoniste Véronique Bogaerts.

Dès 1973 nous trouvons le comte Jean-Jacques de Launoit à la tête du comité de direction. Jacques Leduc en fait partie comme administrateur-directeur.

Les sessions se succèdent avec des succès divers. Cinq élèves quittent la session 1974-1977. Seuls quatre gradués en sortiront.

En 1976, Monsieur Jacques Leduc devient le troisième recteur de la Chapelle. Il remplace Marcel Poot, démissionnaire. Le premier était Léon Jongen.

En 1980, six élèves seulement sont acceptés.

Jean-Claude Vanden Eynde apparait dans le corps professoral dès 1983.

Certains se rappelleront Veerle van de Velde, secrétaire de la Chapelle, considérée comme un pilier de l’établissement. Elle y est entrée en 1986.

Lors de la session 1983-1986, la Chapelle doit faire face à des problèmes budgétaires très graves. C’est alors que le mécénat va acquérir pour l’établissement une importance qu’il n’a plus perdue depuis. Il va permettre d’envisager une rénovation des bâtiments. Celle-ci sera terminée à temps, en 1989, pour le 50e anniversaire de la Chapelle qui sera célébré avec faste.

Désormais, grâce au mécénat, l’avenir financier de la Chapelle est un peu moins sombre. Les comtes de Launoit perpétuent la mise à disposition gratuite du site d’Argenteuil, du bâtiment et du mobilier.

La Chapelle décide que les candidats étrangers non-formés dans nos Conservatoires Royaux doivent être acceptés pour autant qu’une équivalence de diplômes suffisante puisse être évaluée par le comité de direction. Appliqué dès la session 1989-1992, les sessions suivantes accueilleront de plus en plus d’étrangers.

La dernière session d’une durée de trois ans est celle de 2001-2004

La restructuration de 2004

De grands changements se préparent.

En ce début de XXe siècle une révolution à lieu à la Chapelle, orchestrée par la famille de Launoit, en particulier par le comte Bernard de Launoit, qui a pris la relève et devient Président de la Chapelle. Elle vise à en faire un centre d’excellence et va se doter des moyens pour y arriver. La formation se fera « à la carte » pour des durées d’un an à trois ans.

Un plus grand nombre de solistes seront accueillis, du monde entier. (pour l’année 2006- 2007 : 37, tous ne pouvant être hébergés à la Chapelle). Cette évolution ne plait pas à tout le monde, il y a des réticences e.a. de la part du corps professoral. La presse en fera état.

L’annonce de cette mutation se fera par divers moyens médiatiques au cours de l’année 2004, pour un démarrage en automne de la même année.

Toute une équipe est mise en place pour assurer la gestion de la « nouvelle » Chapelle.

Pour le financement il a été fait appel, avec succès, au mécénat d’entreprise dont, parmi les principaux : l’Union des Banques Suisse (UBS), Belgacom, la Loterie Nationale et dernièrement Rolls-Royce (2007).

Diverses formules de mécénat sont proposées aux entreprises et aux particuliers, telles que p.ex. le parrainage d’un étudiant, Membre patron, Amis de la Chapelle ou encore l’organisation de concerts avec réception, à la Chapelle ou ailleurs.

Voici le début d’un article paru dans le quotidien Le Soir du 21 juin 2006, intitulé « La Chapelle musicale Reine Elisabeth a 50 ans » (il s’agit des 50 ans après le redémarrage) : La Chapelle musicale Reine Elisabeth est née grâce aux Russes et aux Américains. Ou presque. C’était en 1939. La suprématie des écoles russes et américaines était évidente au Concours Reine Elisabeth. Il devenait important de créer un centre d’excellence pour les meilleurs éléments de nos conservatoires. Ce fut la Chapelle.

Mauvaise date, 1939. La Chapelle du fermer ses portes pendant la guerre. Elle ne commençait réellement son activité pédagogique qu’en 1956.

En 2004, les méthodes sont revues en profondeur avec l’arrivée de grands maîtres ...

Le futur

D’autres plans ambitieux existent, dont la création d’un orchestre symphonique et surtout diverses extensions sur le site d’Argenteuil (extension du bâtiment actuel, annexe et nouveau bâtiment, destinés e.a. à une vraie salle de concert et à de nombreux studios). Une demande de certificat d’urbanisme à été introduite le 1er juin 2006

Voici, datant de la fin 2006, un texte de Bernard de Launoit, Président de la Chapelle La Chapelle Musicale Reine Elisabeth.

Créée en 1939 à l’initiative de la Reine Elisabeth, la Chapelle Musicale Reine Elisabeth a connu en 2004 une profonde restructuration de son activité. Elle a inauguré un nouveau programme d’enseignement pour jeunes talents qui tient compte de l’esprit des fondateurs et qui peut se définir en trois mots-clés:

Ouverture: la Chapelle Musicale met les jeunes talents de notre pays en émulation avec des jeunes musiciens du monde entier. Par ailleurs, notre institution renforce ses liens avec une série d’institutions de haut niveau au plan national et international.

Flexibilité: plusieurs cycles d’études ont été créés pour permettre de s’adapter au mieux aux réels besoins des jeunes et très jeunes musiciens les plus prometteurs.

Recherche d’excellence: la Chapelle Musicale attire les meilleurs jeunes et se doit dès lors d’offrir les meilleurs professeurs et interprètes de renom. Nos trois maîtres en résidence, Augustin Dumay pour le violon, Abdel Rahman El Bacha pour le piano et José Van Dam pour le chant, en sont les garants. Ils sont entourés de leurs éminents confrères tout au long de l’année.

La Chapelle Musicale a créé, pour les 3 disciplines (piano-violon-chant), quatre cycles destinés à la fois aux tout jeunes du cycle d’inititation de 7 à 9 ans, aux jeunes musiciens de 10 à 15, à ceux du cycle de perfectionnement de 16 à 22, mais aussi aux plus âgés (à partir de 22 ans), souhaitant se perfectionner afin d’obtenir un master after master, ou préparer des concours internationaux et le début de leur carrière.

Cette année, 8 pianistes ont le privilège de travailler avec Abdel Rahman El Bacha et 8 violonistes avec Augustin Dumay. Une option « Master after Master » offre aux jeunes musiciens diplômés d’un Conservatoire, l’opportunité d’approfondir un domaine musical plus particulier. Au cours de l’année académique 2006-2007, 7 étudiants de la Communauté flamande, 11 de la Communauté française et 23 étrangers seront en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. Parmi eux, Yossif Ivanov, rentré à la Chapelle Musicale il y a 5 ans, à l’âge de 14 ans, s’est particulièrement distingué lors du dernier Concours musical International Reine Elisabeth en remportant le deuxième prix.. Ce jeune violoniste, illustre, par son parcours, combien il est important d’encadrer les talents exceptionnels dès leur plus jeune âge et de leur donner la possibilité de travailler avec de grands maîtres.

Un Opéra Studio a été créé en collaboration avec la Monnaie sous la direction de José Van Dam, offrant aux 10 chanteurs une formation intensive et une expérience professionnelle à travers les productions qu’ils préparent. Après le succès de la production studio en avril 2005 du « Il Matrimonio Segreto » de Cimarosa, ils ont réalisé, en février 2006, le 2e casting de la production de la Monnaie, « Cosí fan Tutte » et un concert hommage à Mozart en juin 2006. Cette année, plusieurs projets sont en préparation : Lettres à Mozart, Gianni Schicci & un projet Stravinsky.

Depuis septembre 2005, la Chapelle Musicale développe une formation intensive de Musique de Chambre sous la direction du Quatuor Artemis. Trois ensembles de jeunes musiciens seront encadrés et accompagnés dans leur insertion professionnelle durant cette année

académique 2006-2007. Par ailleurs, la Chapelle Musicale collaborera à nouveau avec l’Ensemble Ictus qui, en février 2006, avait invité le jeune compositeur Oscar Bianchi, dont les œuvres ont été travaillées par Ictus et par les ensembles de musique de chambre de la Chapelle Musicale. Ce travail s’était clôturé par un concert dans le cadre d’Ars Musica à Bruxelles et à Lille.

La Chapelle Musicale joue pleinement son rôle d’accompagnement en organisant une centaine de concerts chaque année, au sein même de son bâtiment mais également en collaboration avec d’autres partenaires culturels tels que le Palais des Beaux-Arts, la Monnaie, Flagey, le Musée d’Ansembourg à Liège, le Festival de Lasne, de Flandres, de Wallonie, de Mons ou encore à l’étranger les festivals du Vexin, de Menton, de Riva del Garda et de Montpellier.

Bernard de Launoit, président

La  formation

Extrait de documents de la Chapelle

L'expérience de quatre maîtres de renommée internationale en Belgique

A la recherche d'un idéal d'excellence, la C.M.R.E. s'entoure de José VAN DAM pour le chant, d'Augustin DUMAY pour le violon, d'Abdel Rahman EL BACHA pour le piano et du Quatuor ARTEMIS pour la musique de chambre. L’immense expérience de ces maîtres en tant que solistes sur la scène internationale, et leur volonté de transmettre aux générations futures un précieux savoir acquis tout au long de leurs carrières, en font les partenaires essentiels de ce nouveau projet. De plus, Dimitris SAROGLOU pour le piano, Tatiana SAMOUIL pour le violon, Jocelyne DIENST et Suzanna EKEN pour le chant et un membre du Quatuor Artemis pour la musique de chambre préparent les étudiants toute l'année et garantissent un rythme de travail intensif. Par ailleurs, une équipe pédagogique, constituée de répétiteurs et d'accompagnateurs, forme les étudiants au quotidien.

Programme académique

Quatre cycles d'études pour une formation à la carte

Quatre cycles d'études coexistent afin de répondre au mieux aux exigences et attentes particulières de chaque étudiant.

  • Cycle      préparatoire pour jeunes talents exceptionnels (piano - violon - chant)
  • Cycle      de perfectionnement (piano - violon- chant- musique de chambre)
  • Master      after Master (piano - violon - chant- musique de chambre)
  • L'Opéra      Studio: collaboration entre la Chapelle Musicale Reine Elisabeth et      l'Opéra Royal de la Monnaie.

Les spécificités de ces quatre formations permettent aux étudiants de s'insérer dans un module d'étude parfaitement adapté à leurs besoins.

La Fondation Musicale Reine Elisabeth

Six institutions belges : la Fondation Euphonia, la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, la Monnaie, le Palais des Beaux-Arts, la Société Philarmonique de Bruxelles et le Concours Musical International Reine Elisabeth, ont décidés de créer une nouvelle plate-forme commune. Celle-ci jouera un rôle charnière en Belgique en suscitant l’émergence d’une nouvelle génération de talents musicaux, exceptionnellement prometteurs. ...

La Chapelle met son infrastructure administrative et logistique à la disposition de la Fondation. ... (CMRE, mars 2005).

Le conseil d’administration de la fondation est présidé par le Baron Velge. Le comte Bernard de Launoit en fait partie.

Organisation de la Chapelle

  • ·     Le conseil d’administration,      présidé par le comte Bernard de Launoit (nous      y retrouvons Jacques Leduc, ancien Recteur)
  • ·     Le conseil artistique sous      la direction de Arie Van Lysebeth (en      commun avec la Fondation)
  • ·     L'équipe de la Chapelle en      charge de l’administration

Management: Sophie Gosselin, Secrétaire général; sophiegosselin@cmre.be

Département communication: Auriane de Fauconval; communication@cmre.be

Département culturel: Bénédicte Bruynseels; concert@cmre.be

Département mécénat: Christine Reyntjens; mecenat@cmre.be

Laurence Godfraind; l.godfraind@cmre.be

Département pédagogique: Muriel Vanderbauwhede; muriel@cmre.be

Bibliothèque: Paul Borschette; library@cmre.be

Administration: Monique Garnier; info@cmre.be

Assistance technique: Charly & Rachel Kreins; charlykreins@hotmail.com

Consultant international: Jean-Marie Tomasi; jmtom@wanadoo.fr

Comptabilité: CCP

Graphisme: French Kiss

Site Internet: Molos - Green Foot

Bénévoles: Paul Borschette - Monique Garnier - Jacques Cordemans - Pierre Boulenger

  • ·     Le corps professoral

Les maîtres en résidence pour les quatre disciplines (piano, violon, chant et musique de chambre)

Les professeurs, au nombre de 14

Historique de la collaboration

Chapelle Musicale Reine Elisabeth - Kiwanis Club Bruxelles-Europe

En 1985 le club a décidé d’apporter une aide financière à la Chapelle Musicale, bien avant l’organisation des concerts par nos soins.

Nous sommes donc partenaires depuis 22 ans. La relation a été initiée par notre ancien membre Jacques Fournier, qui en tant que président de l’action culturelle l’a gérée pendant de nombreuses années à l’entière satisfaction du club. Son partenaire était le Recteur de l’institution, le Chevalier Jacques Leduc. Celui-ci, Rotarien, a quitté ses fonctions au courant de 2006 et fait désormais partie du Conseil d’administration. Il est par ailleurs président de la SABAM.

Les relations ont été chaleureuses dès le départ et le sont restées jusqu’à aujourd’hui.

La CMRE était considérée comme une bénéficiaire classique dans le cadre de l’action culturelle du club, sans aucune contrepartie de sa part, si ce n’est un petit concert privé donné par les étudiants au cours de chaque session d’études de la Chapelle, à l’intention exclusive de notre club, en guise de remerciements.

Un véritable partenariat a commencé avec l’organisation en commun des concerts de fin de session, dès 1992, et ensuite tous les trois ans jusqu’en 2004. Cela correspondait aux cycles d’études de 3 ans.

Une équipe Chapelle s’est constituée exclusivement pour et pendant l’organisation de ces cinq concerts. Outre Jacques Fournier, président et le seul permanent de l’action culturelle, elle comprenait Pierre Blondeau, Jean-Pierre Fosset et Paul Laureys (nous l’appelions « les trois mousquetaires » !).

Dès 2005, l’action Culturelle étant reprise par ce dernier, l’équipe culturelle devient permanente et s’adjoindra Jean-Marie Dieudonné puis Georges Uytter Elst. Pour le concert 2007 prévu mais annulé pour des raisons majeures, nous pouvions également compter sur Patrick Vanderlinden.

Outre l’aspect culturel, les concerts avaient pour but initial, l’augmentation de notoriété aussi bien de notre club et donc du Kiwanis en général, que des étudiants. Ceux-ci effectuaient leur prestation à titre gracieux.

Nous considérions un bénéfice éventuel comme un plus. En ce sens les concerts n’ont jamais été vus comme une source de financement, au contraire d’actions de récolte de fonds proprement dites, de type Boutique aux cadeaux, Francs Bourgeois/Grand Place, Soirée italienne ou encore Opération Champagne. Les bénéfices - substantiels - ont toujours été entièrement rétrocédés à notre partenaire, sauf en 2004 - cette rétrocession n’a alors été que partielle - du fait d’engagements vis-à-vis d’un sponsor, institution bancaire qui avait réservé 200 places,

Nous avons pu bénéficier de la mise à disposition gratuite de salles, initialement chez BASF, en 1992, 1995 et 1998 (grâce à notre ancien membre Carlo Della Riva), puis à l’hôtel Le Plaza en 2001 et 2004 (grâce à Jean-Marie Astier, par la suite grâce à l’assistance de Frans Reyniers). Pour le parking nous avons pu compter sur la générosité d’Interparking (grâce à Jean-Marie Cordier). Nos rentrées étaient assurées par la vente des places, la publicité et le sponsoring.

Si la Chapelle n’était pas le seul bénéficiaire de notre aide contribuant à mieux faire connaître le Kiwanis (il y en a d’autres : Noël K, S.O.B, IDD) elle mettait sans aucun doute Bruxelles-Europe en évidence.

Non seulement par les concerts précités, mais aussi à l’occasion des concerts privés et des remises de prix aux gradués de la Chapelle. C’était le cas lors de la proclamation des résultats de la session 2001-2004 à la Chapelle, en présence de la Reine Fabiola. Devant un parterre choisi, composé pour une bonne part des représentants des mécènes institutionnels et privés, le Recteur, au cours d’une allocution, a fortement souligné la fructueuse et ancienne collaboration entre son institution et notre club.

Nos contributions ont toujours été très bienvenues à la Chapelle, surtout en un temps où nous étions un des rares à lui venir en aide. Parmi les principaux besoins matériels couverts, signalons la rénovation d’un studio - dans le cadre d’une grande rénovation effectuée dans les années 1987-1989 - la constitution d’une discothèque, etc.

Nous avons apporté notre soutien à un concert donné par les solistes de la session 1992-1995 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles le 8 décembre 1995, « Ballade Romantique à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth », à l’occasion de la sortie d’un CD du même nom. Ce CD était une initiative du club. Un litige financier avec le producteur nous a empoisonné la vie pendant un bon moment mais nous avons finalement obtenu gain de cause et réalisé un bénéfice.

Une autre manifestation qui a bénéficié de notre aide a été « Les solistes de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth en concert avec l’Orchestre Sturm und Klang » organisée au Théâtre Marni, à Bruxelles, en décembre 2003.

Dès l’automne 2004 nous avons du tenir compte de la grande mutation de la Chapelle. Que cela a-t-il changé pour nous ?

  • Auparavant  il y avait une plus grande proximité. Jusqu’à la session 2001-2004, nous  avions des rapports personnels avec les étudiants, dont le nombre était limité à celui des studios, c.-à-d. 12 ; pour cette dernière session ils  n’étaient que 7. Ces rapports agréables et intéressants ne sont plus possibles  aujourd’hui. En cette année 2006-2007, 37 solistes étudient à la Chapelle.
  • Le  nombre d’interlocuteurs a changé : pendant de longues années, la Chapelle  était tenue en main par le seul Recteur – très occupé par les cours qu’il  donnait au conservatoire de Bruxelles – secondé par une secrétaire (nous n’avions peu ou pas de contacts avec les professeurs). Aujourd’hui, toute une équipe est en place pour la gestion de l’institution.
  • Après  l’année 2004 notre contribution financière, quoique appréciée, ne représente plus grand-chose dans le budget de la Chapelle. Après le versement d’une  partie des bénéfices du concert 2004 notre contribution a été deux fois celle de membre patron (1200 euros par an pour 2005-06 et 2006-2007).  Cette contribution nous donne droit à deux places à deux concerts et à la  mention du club dans les programmes et sur le site internet (quoique cette  mention ait disparu pour une raison encore inconnue). A certaines rares  occasions toutefois, des places gratuites ou à prix réduit nous ont été  proposées, en très petit nombre,
  • Pendant de nombreuses années la Chapelle nous remerciait sous forme d’un petit  concert privé, à la Chapelle, donné par quelques élèves. Notre contribution était la prise en charge d’un drink très démocratique et convivial en présence de tous les élèves. Depuis peu, la charge d’un tel concert nous incombait, à un prix encore raisonnable. Ces concerts ont été toujours fort appréciés par nos amis et connaissances et nous permettaient  de remercier nos sponsors. Une excellente opération de relations publiques.
  • Aujourd’hui la demande pour des soirées, les exigences budgétaires serrées ainsi que celles des solistes sont telles que la Chapelle a révisé ses prix pour l’organisation d’une soirée : nous devrions y consacrer 3.000 euros, ce qui est hors de question, sauf à trouver un généreux donateur (appel à tous !). Peut-être pourrions-nous exceptionnellement compter sur des conditions plus avantageuses.
  • Le logo Kiwanis, jusqu’alors repris sur de nombreuses publications de la Chapelle, a disparu.
  • L’organisation  en commun d’un grand concert se fait dans un autre cadre que celui des concerts de fin de session, sous d’autres conditions. La Chapelle exécute une prestation pour laquelle nous nous engageons à lui payer 3.000 euros. Les prestations et obligations des deux partenaires font l’objet d’un contrat.

L’esprit de la collaboration ne me semble toutefois pas près de changer.

Et demain ?

Nos bonnes relations avec la Chapelle se poursuivent. Il faudra bientôt décider si nous voulons reconduire notre qualité de membre patron pour 2007-2008. Au Club à juger de ce que peut nous apporter la poursuite de notre association avec l’institution prestigieuse qu’est la Chapelle.

Nous planifions notre grand concert pour le jeudi 18 avril 2008, en soirée. Ce sera le sixième. Les directions de l’hôtel Plaza et d’Interparking nous sont à nouveau bien disposées. Sans doute aurons-nous un sponsor important du monde bancaire.

L’équipe Concert 2008 se met en route. Elle est constituée* de Pierre, Jean-Marie D., Jean-Pierre F., Claude, Matthieu, Georges, Patrick et Paul, qui en assume la coordination. Jean-Pierre ne jouera toutefois pas un rôle actif, mais de « consultant », ce qui nous permettra de mettre son expérience à profit.

A nous tous de « mettre le paquet » à cette entreprise au bénéfice de notre notoriété, mais surtout de l’aide sociale prodiguée par notre club.

* modifiée par la suite : Pierre, Jean-Pierre F., Jean-Jacques, Matthieu, Michel M., Patrick et Paul

 

 

Paul Laureys Kiwanis Club Bruxelles-Europe nov 2007

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